Festival du film darchéologie 2003 Le 3e Festival international de films darchéologie de Nyon a eu lieu les 19, 20, 21 et 22 mars 2003 à lUsine à gaz. Lorganisation a été assurée par le Musée romain de Nyon, sous la direction de Christophe Goumand. Le jury Président du jury : M. Eric Huysecom, maître denseignement et de recherche, département danthropologie et décologie, Université de Genève Membres : M. Thierry Luginbühl, professeur darchéologie provinciale romaine, Université de Lausanne M. Marc Azema, réalisateur, préhistorien, Montpellier M. Kurt Denzer, réalisateur, directeur du Festival du film darchéologie de Kiel, Université Christian Albrecht Kiel M. Jean-Daniel Farine, recherchiste, Télévision suisse romande, Genève | | Le palmarès GRAND PRIX DU FESTIVAL « Sagalassos, la cité oubliée », Belgique, 52, réalisation : Philippe Axell Ce film montre une magnifique image globale de larchéologie, accessible à tout public, et où chaque discipline peut se retrouver. Il met en valeur la pluridisciplinarité, précisant bien les objectifs de larchéologie, de la découverte à la reconstitution, en passant par linterprétation et en sattachant aux différents aspects du passé de lhomme. Il met en évidence lintérêt des recherches à long terme, et il est particulièrement méritoire que, pour réaliser ce film, les travaux des archéologues ont été filmés lors de chaque campagne de fouille durant 12 années. Limage est magnifique et le montage est excellent. Les images de synthèse sont spectaculaires et elles sintègrent parfaitement dans le film. De plus, ce film démontre très bien les ambiances de fouille, au travers des relations humaines et du respect mutuel entre toutes les personnes de léquipe, notamment entre les ouvriers locaux et les archéologues étrangers de la mission. Cest une archéologie soucieuse de lhomme daujourdhui et du futur. Elle travaille sur le long terme en encourageant un développement durable de toute une région. PRIX DU MEILLEUR FILM À PETIT BUDGET : «Le Rêve de Scipion, mort et pouvoir dans la Rome antique», Italie, 50, réalisation : Adolfo Conti alias John Michael. Ce film est un véritable travail dauteur pour la puissance et la poésie de la narration. Il est construit de manière très cinématographique. Son intérêt pédagogique et historique est indéniable, ainsi que la qualité et le style de limage. Sans le savoir, il est impossible de simaginer quil sagit dun film à petit budget. Nous tenons à remercier son auteur de nous démontrer quil ny a pas de lien direct entre la somme investie dans une uvre cinématographique et sa qualité. PRIX DU JURY : « Les derniers jours dHerculanum », France, Italie, 52, réalisation : Maurice Ribière et Marco Visalberghi Ce film utilise la fiction de manière très réfléchie car les données scientifiques croisent la fiction et la fiction est contrôlée par les données scientifiques. Cest une excellente uvre de vulgarisation qui exploite les données scientifiques avec précision. Cest aussi une saisissante reconstitution du drame qui sest déroulé dans ces journées daoût 79 à Herculanum et à Pompéi. PRIX DU PUBLIC : « Les derniers jours dHerculanum », France, Italie, 52, réalisation : Maurice Ribière et Marco Visalberghi MENTIONS SPÉCIALES « Les hommes oubliés de la vallée des rois », France, 52, réalisation : Jérôme Prieur Cette mention est décernée pour la poésie et la mise en valeur de lindividu dans ce film. Elle prime le travail décriture «scénaristique» et cinématographique du réalisateur qui a su, à travers la mise en mouvement heureuse et constante de la caméra ainsi que lutilisation judicieuse déclairages sobres mais significatifs, transporter le spectateur dans la «petite histoire» des artisans à lorigine de quelques-uns des plus grands chefs duvre de la «grande histoire» de lArt et de lArchéologie. Le film, brillant et sans fioritures, rend hommage, par sa poésie touchante, à la civilisation égyptienne. « Bilâd Chinquît, le pays de Chinguetti », Italie, 59, Réalilsation : Lucio et Anna Rosa La mention est décernée pour la découverte dun patrimoine inconnu. Ce film donne loccasion de visiter des lieux pratiquement inconnus. Il est monté de manière simple, sans action spectaculaire, et sans recourir à lutilisation dimages de synthèse, sans grands moyens techniques, sans «Range Rover»; mais avec des images inoubliables du désert, des chameaux, des vieux livres précieux, des hommes qui vivent dans le désert et des villes antiques qui, jusquà aujourdhui, nétaient pas des sujets archéologiques. Alors que le désert engloutit progressivement les maisons, le film en conserve les images. | |