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Le livre d'or de nos dernières expositions

2009

« Exposition permanente : Musée rénové. Nouveau regard ! »

Ouvert cinq ans après la découverte de la basilique du forum romain de Noviodunum, et théâtre de nombreuses réalisations, d'expositions temporaires variées, d'un agrandissement en 1992 et de réaménagements ponctuels, la Ville a décidé de donner un nouvel élan à ce jeune trentenaire et d'y réaliser des travaux de rénovation.

Installé dans un monument historique d'exception – la basilique du forum -, le Musée romain développe son attractivité pour s'imposer dans la dynamique muséale de la région, aux côtés du Château récemment rénové.

Afin d'intégrer à son exposition et de mettre en valeur les objets issus de presque 20 ans de fouilles à Nyon, l'ensemble de la muséographie est reprise et améliorée : de l'organisation des thèmes abordés en passant par la signalétique, l'éclairage, les sols, les vitrines, tout a été revu avec un œil neuf pour créer une nouvelle atmosphère et valoriser les murs de fondation de la basilique, pièce maîtresse du musée. A l'extérieur, une surprise colorée vous attend…




2008

« L’Antiquité en miniature »
Camées et intailles – Collections Leo Merz et Musée romain d’Avenches

Le Musée romain de Nyon a présenté une riche collection de gemmes, constituée au siècle dernier par le juriste bernois Leo Merz et léguée à l’Université de Berne. Cette exposition, préparée à l’origine par Lilian Raselli, était consacrée à la taille des pierres fines dans l’Antiquité au travers de nombreux camées et intailles (travail en relief et en creux). Serties dans des bagues faisant office de sceaux, intégrées dans de riches parures ou encore portées comme amulettes, les gemmes appartenaient aux biens privés les plus précieux. Ces bijoux de valeur peuplaient aussi le quotidien en Helvétie romaine, comme en témoignent les nombreuses intailles découvertes en fouille sur le site d’Avenches, venues enrichir l’exposition qui fut présentée au Musée romain d’Avenches en 2007.

A l’abondance des motifs représentés (divinités, héros, portraits d’empereurs ou de particuliers, images magiques, scènes mythologiques ou animaux) répond une qualité du détail qui laisse sans voix. Ce support iconographique - le plus petit que l’homme ait jamais inventé - ne décevra pas l’amateur d’art.






2007-2008

« Côté jardins »
Exposition conçue et réalisée par le Musée romain de Vallon (FR), adaptée au Musée romain de Nyon


Connue pour ses superbes mosaïques, la villa romaine de Vallon, près d’Avenches, respire l’opulence et des jardins s’ouvraient devant son portique. A Nyon aussi, les jardins, symboles d’une nature apprivoisée chère aux Romains, trouvaient une place de choix dans les espaces publics et privés. L’exposition « Côté JARDIN, côté cour », créée par le Musée romain de Vallon avec la collaboration du Service archéologique de l’Etat de Fribourg, a été adaptée et rebaptisée à Nyon « Côté jardins ». C’était une promenade entre potager, tonnelles, arbustes, plantes médicinales, fleurs et motifs floraux, bassins et statues. Le jardin romain du Musée, sur l’Esplanade Jules César, a été embelli et enrichi pour l’occasion, grâce à la collaboration du Service des Espaces Verts de la Ville de Nyon.




2006 - 2007.

« Il y a un os ! »
Artisanat d'un matériau singulier: de l'os à l'objet

Le Musée romain de Nyon s’est intéressé à un artisanat, la tabletterie, dont les acteurs avaient pour bagage leur savoir-faire, quelques outils et le sens de l’exploitation rationnelle des ressources animales.
L’os, l’ivoire, les dents, le bois de cervidé et l’écaille de tortue sont autant de matériaux qui font de la tabletterie gallo-romaine un artisanat exclusivement tiré du corps animal .
Les objets ingénieux et variés, souvent beaux, que fabriquaient les tabletiers peuplaient la vie quotidienne des Anciens et sont associés à de nombreux aspects tels que l’alimentation, l’ameublement, le divertissement, les jeux ou la toilette.

L'époque romaine se caractérise par un intérêt marqué pour le travail des matières osseuses. Le développement de l'activité du tabletier nécessite un approvisionnement important et régulier en matière première : en effet, seule une faible partie du squelette de l'animal est utilisable. Il existe par ailleurs de nombreux liens d’interdépendance entre le tabletier et d'autres artisans, car certaines productions ne se suffisent pas à elles-mêmes : les manches de couteaux, par exemple, exigent la collaboration d’un coutelier ou d’un bronzier.

Grâce à la collaboration de nombreux musées suisses et en français, le visiteur a pu redécouvrir avec une matière première humble et a priori ingrate mais qui, il n'y a pas si longtemps, faisait encore partie de la vie quotidienne de nos grand-mères. D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme le Népal, des tabletiers continuent aujourd’hui de pratiquer cette forme artisanale.

Commissaire de l’exposition : Caroline Anderes ; Scénographie : Arno Poroli

Publication en vente à la boutique (12 chf)
« Il y a un os ! Artisanat d’un matériau singulier : de l’os à l’objet. Exposition du 6 octobre 2006 au 31 mai 2007 au Musée romain de Nyon. »Textes de C. Anderes. © Musée romain, Service de la Culture, Nyon, septembre 2006, 25 p. : 54 ill. en coul., ISBN : 2-940117-04-7.

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2004 - 2005

« Maternité et petite enfance dans l’Antiquité romaine »
Donner la vie, la recevoir: un chemin parsemé d'embûches, mais aussi d'émotions et de bonheur! Il y a 2000 ans comme aujourd'hui

Cette exposition, réalisée par le Service d'archéologie municipal et le Museum de la ville de Bourges, en France, et adaptée au Musée romain de Nyon avec l’aide de Véronique Dasen, maître-assistante à l’Université de Fribourg, a emmené le public à la découverte d’un vécu qui a laissé peu de traces, au coeur de l'intimité de la famille romaine. Souvent de nature modeste (ex-voto, biberons, amulettes...), divers documents archéologiques viennent éclairer le destin des femmes, des parents et des enfants d'autrefois.

Est-il important d'être mère à l'époque romaine? A-t-on des familles nombreuses? Quel regard pose-t-on sur la grossesse? La tient-on pour une maladie ou pour un événement favorable à la santé de la femme? Existe-t-il des femmes médecins? Que représentait la vie d'un tout-petit en des temps de forte mortalité? A quelles règles obéissaient ses funérailles? La médecine antique s’intéressait-elle au nouveau-né? Comment cherchait-on à le soigner? Connaissait-on l'usage des tire-lait?

Voilà toute une série de questions auxquelles l’exposition s’est efforcée de répondre.

Publication disponible auprès de l’éditeur
« Maternité et petite enfance dans l'Antiquité romaine : catalogue de l'exposition, Bourges, Muséum d'histoire naturelle, 6 novembre 2003-28 mars 2004 », sous la dir. de D. Gourevitch, A. Moirin, N. Rouquet. Bituriga, catalogue 2003-1. Bourges : éd. de la Ville de Bourges, Service d'archéologie municipal, 2003, 237 p. : ill. en noir et en coul.

Un cours virtuel sur « Naissance et petite enfance à Rome » réalisé par V. Dasen dans le cadre du Swiss virtual campus, est aussi accessible aux personnes intéressées: www.antiquitas.ch > liste des modules > Module Naissance et petite enfance.



Bébé dans son berceau
(Musée archéologique de Beaune, France)
Photo: R. Gindroz



En 2004

« Nouveaux venus »

Un sous-sol chargé d’histoire

Le sous-sol de Nyon apporte régulièrement son lot d’antiques nouveautés au gré des fouilles menées sous la responsabilité de la Section de l’archéologie cantonale de l’Etat de Vaud par les archéologues d’Archeodunum SA.
Les travaux de réfection des infrastructures sous les rues du centre ville, commencés en 1988, ont entraîné d’intensives recherches archéologiques dont les derniers épisodes datent de 2003. Ces interventions ont enrichi considérablement les collections du musée qui présentait, en 1993, les premiers fruits de 5 ans d’archéologie urbaine.
Il était donc temps d’offrir au public un nouveau bilan des découvertes, même si les études sont loin d’être terminées et que la plupart des dossiers présentés ne sont pas clos.

Quelques exemples :
En dessous de l’amphithéâtre, un quartier encore inconnu de la ville romaine, proche du rivage à l’époque, a livré un bel ensemble de 12 vases retrouvés brisés et brûlés dans une fosse de crémation, reliefs d’un banquet funéraire tenu au tout début de notre ère.
Près de la basilique, un angle de pièce de maison, décoré de peintures murales dont l’agencement du décor a pu être reconstitué, a été prélevé. Cette peinture à décor géométrique très coloré est la première à Nyon que l’on puisse dater du 2
e siècle de notre ère.
Une statue celtique à Nyon, antérieure à la fondation de la colonie vers 45 av. J.-C. ? L’étude de Martin Bossert confirme cette intuition d’Edgar Pelichet à propos d’une tête de statue conservée depuis longtemps au musée.



En 2003

« LUMIÈRE ! L’éclairage dans l’Antiquité »

Avant l’ampoule électrique…

Comment vivait-on dans l’Antiquité lorsque le soleil avait éteint ses feux et que l’on se retrouvait à l’intérieur des maisons, des bâtiments publics ou des lieux de plaisir ?
Comment imaginer, alors que nos villes nous éblouissent de lumière artificielle, que nos prédécesseurs aient pu vivre, aimer, rire, travailler, fêter ou aller au spectacle sans le secours de l’ampoule électrique, des spots multicolores, du lustre, du néon ou de l’halogène, mais éclairés par des petites flammes comparables à celles de nos bougies ou, tout au plus, par des torches ou des candélabres un peu plus lumineux ?

Sans avoir la prétention de faire le tour d’une thématique qui offrirait sans doute matière à d’autres approches, l’exposition du Musée romain fait découvrir un aspect très concret de nombreuses facettes de la vie quotidienne des Anciens. Avec Laurent Chrzanovski, commissaire de l’exposition, et grâce à de multiples collaborations, en particulier celle des musées qui ont accepté de nous prêter des objets, le musée a réuni plus de cent cinquante exemplaires de lampes, lanternes, candélabres et autres lampadaires, constituant une sorte de « best of » du luminaire antique découvert ou simplement conservé en Suisse.



Catalogue en vente à la boutique (30 chf)
« Lumière ! L’éclairage dans l’Antiquité. » Une exposition itinérante conçue par le Musée romain de Nyon, Suisse. Textes de L. Chrzanovski. Milan : éd. ET, 2006 (seconde édition), 120 p. : plus de 200 ill. coul.

Congrès scientifique
Dans le cadre de l’exposition « Lumière ! » s’est tenu à Nyon, du 29 septembre au 4 octobre 2003, le 1er Congrès international d’étude sur le luminaire antique.
Plus de 70 chercheurs de 22 pays ont participé à cette rencontre, la première qui ait jamais été consacrée spécifiquement à cette thématique.

L’ILA, une nouvelle association
A l’occasion du Congrès a été fondée l’Association Lychnologique Internationale (ILA), dont le but est de fédérer les chercheurs actifs dans le domaine du luminaire antique et d’organiser périodiquement des tables rondes et des congrès. Visitez le site
http://www.lychnology.org




En 2001

« Céramique contemporaine et vestiges antiques. »
Claudi Casanovas - Colonia Iulia Equestris : un dialogue de terre et de pierre

Profondément ancré dans l'identité culturelle des communautés humaines, le travail de la terre relève d'habitude, au Musée romain, du champ d'action de l'archéologie. Mais c'est l'inspiration d'un artiste d'aujourd'hui, le céramiste catalan Claudi Casanovas, qui a fait naître au musée la rencontre inédite entre une démarche artistique résolument contemporaine, et un lieu qu'habitent des vestiges chargés d'empreintes de vies, au-delà du temps.
Exposition organisée en synergie avec la Triennale de la Porcelaine (Château de Prangins) et la Fondation Neumann (Gingins).

Publication en vente à la boutique (35 chf)
« Céramique contemporaine et vestiges antiques. Claudi Casanovas - Colonia Iulia Equestris : un dialogue de terre et de pierre. Une exposition du 29 juin au 30 octobre 2001 au Musée romain de Nyon. » Textes de E. Chapallaz, A. Lukinovich, M. Moglia, V. Rey-Vodoz et J. Schmutz. © Musée romain, Service de la Culture, Nyon, 2001 , 60 p. : 23 fig., 3 pl. couleur. ISBN : 2-940117-03-9.






En 2000 - 2001

« La pierre en images »
L'art des sculpteurs de Noviodunum: entre province et métropole

La sculpture est certainement l'un des arts que la civilisation gréco-romaine a cultivé avec le plus de bonheur. Certaines pièces de la riche collection de sculptures de la Colonia Iulia Equestris atteignent un niveau de qualité artistique rarement égalé dans les provinces romaines. Elles parlent encore à la sensibilité artistique contemporaine et révèlent de multiples particularités de la colonie. L'on a même découvert, derrière l'élégance austère du marbre, un univers en couleurs.


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